Lorsque je suis tenté d'abaisser vers la terre Mon regard fatigué, Lorsque je suis lassé de tant de bruits de guerre M'obligeant d'endiguer Les flots impétueux qui secouent ma pensée, Je me dis que là-haut Règne un calme parfait, une paix encensée Par la joie sans défaut !
Alors, levant la tête, et contemplant la nue, Je me repose en Dieu; Auprès de lui mon âme est toujours bienvenue ! Il a comblé mes yeux de lumière et de paix. Lorsque tout était sombre et froid autour de moi, Il répandait sur moi de ses bienfaits sans nombre, Comme à un fils de roi !
Le visage tourné vers la gloire céleste, les yeux fixés sur lui, Je ne vois plus la terre, et ses maux, et ses pestes, mais la nuit qui s'enfuit ! Les rayons du soleil se lèvent sur mon âme; le mal disparaîtra. Et parce que je vis la vie comme une flamme, Ce monde embrasera !
Gloire au Dieu créateur ! Son infinie tendresse Sait souffrir avec nous, Jusqu'à ce que les coeurs, brisés par la faiblesse, Se courbent à genoux Sous sa sainte grandeur. Il essuiera nos larmes Et nous consolera. En détruisant la mort, avec toutes ses armes, De paix nous comblera !
Samuel Guilhot. Clamart, Août 1993.
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Utilisation avec autorisation. Merci à Mme Guilhot pour nous avoir donné l'autorisation de reproduire ces poèmes.
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