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Écrit par Samuel Guilhot
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Un oiseau qui sautille au milieu des prés verts, S'en allant ça et là pour cueillir quelques vers, Sautant sur un brin d'herbe en ignorant l'obstacle Léger comme un duvet, semble faire un spectacle De danse improvisée accompagnée des chants Que l'harmonie de l'air fait vibrer dans les champs
Et ces deux pattes grêles Sous de puissantes ailes Font, de cet être frêle, L'artiste chevronné Qui a toujours donné Au regard étonné L'image du terrien Qui discerne le bien, Et qui n'a l'air de rien Quand il fait sur la terre Les choses qu'il doit faire, Sans aucune manière.
Ainsi l'homme ici-bas, dans son chemin ardu, Qui regarde surtout à ce qui lui est dû, Plutôt qu'à son devoir qui l'honore et l'élève, Devrait se rappeler combien sa vie est brève Et que l'éternité est au bout du chemin. Pourquoi ne pas penser que préparer demain
C'est vivre sur la terre Avec l'âme légère Qui a choisi de faire Toujours ce que Dieu veut. Comme l'oiseau qui peut S'élever dans les cieux Parce qu'il a des ailes; Ainsi le Dieu fidèle Change le coeur rebelle Et dirige ses pas Pour qu'il soit ici-bas Comme n'y étant pas.
Samuel GUILHOT La Côte aux Fées - Juillet 1989
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Utilisation avec autorisation. Merci à Mme Guilhot pour nous avoir donné l'autorisation de reproduire ces poèmes.
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