Ami de Dieu Imprimer Email
Écrit par Mickaël Berreby   

"Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père." (Jean 15:15).

« Lave-moi complètement de mon iniquité »

David implorait Dieu de le purifier. Il savait que ce qui sépare un homme de Dieu est le péché. Quand Jésus déclara vouloir purifier le lépreux de sa lèpre, le miracle se produisit immédiatement. Il chassait les démons, guérissait les malades et ressuscitait les morts. La dartre de la lèpre s’est étendue dans le monde.

Le souverain sacrificateur pourrait déclarer que le monde entier est impur. Bien des situations mériteraient un assainissement. Bien des circonstances exigeraient une remise en question, un examen de conscience. Pour que Dieu nous console en parlant à notre cœur, il faut que notre cœur l’entende. Mais notre cœur est parfois sourd à la parole que Dieu veut donner, car il s’est endurci par le péché.

Bien des hommes ne s’aperçoivent pas que l’Esprit ne peut plus parler, tant ils sont à l’écoute d’autres voix.

Quand Paul exhorte à demeurer dans la joie, il n’isole pas la joie d’autres consignes spirituelles.

« Perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix… » (2 Corinthiens 13:11).

Affranchis du péché

Nous étions sans loi jusqu’au jour où le commandement vint. Nous vivions dans la désobéissance avant d’obtenir la miséricorde. Nous étions opposés au Seigneur. Nous servions d’autres dieux qui ne le sont pas par nature. Nous marchions selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit dans les fils de la rébellion. Les convoitises de la chair possédaient notre âme. Nous étions des enfants de colère.

Nous étions enténébrés, étrangers à la vie de Dieu, insensés, désobéissants, égarés et asservis, vivants dans la méchanceté et dans l’envie. La justice a été manifestée et nous sommes justifiés par son sang pour être sauvés. Nous avons obtenu la réconciliation.

Dégagés de la loi, nous vivons dans la grâce. Aucune condamnation n’atteint celui qui vit en Jésus-Christ. Il a obtenu miséricorde. Il a été réveillé du sommeil. Il veut vivre, agir, connaître, penser et servir selon l’Esprit. En attendant la rédemption de notre corps qui sera la réalisation sublime des promesses, nous vivons dans la chair marquée par le mal. La chair est hostile à Dieu et ne peut se soumettre à sa loi. L’amour du monde rend ennemi de Dieu. La création soumise à la vanité est le cadre dans lequel naissent les hommes. De vaines paroles et de vaines pensées absorbent le cœur enténébré de l’homme asservi. De vains discours séduisent pour étouffer la parole et rendre infructueuses les promesses. Cet âge subit l’invasion des convoitises.

Un serviteur exerce un ministère de réconciliation. Il annonce la parole de la réconciliation. Il proclame : « Soyez réconciliés avec Dieu ». Il prêche le mystère de la croix qui a détruit l’inimitié. Il prophétise que Dieu a voulu réconcilier « ce qui est sur la terre et ce qui est dans les cieux » en faisant la paix par le sang de la croix, par la mort de Christ dans le corps de sa chair.

Dieu cherche la réconciliation avec l’homme. Il n’accable et ne condamne personne. Alors même que les hommes persistent dans leur refus de Dieu, son Esprit les cherche. Nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils pour arracher l’homme à la servitude en lui donnant un esprit d’adoption.

Mon âme refuse toute consolation (Psaume 77:3)

Il arrive que dans l’épreuve, rien ni personne ne parvienne à nous consoler. Nous sommes comme Jacob quand il reconnut la tunique de son fils Joseph.

Nous portons le deuil de ce que nous pensons avoir perdu. Que ce soit un être cher, un projet, un bien matériel, une situation, nous éprouvons un sentiment dont personne ne peut nous libérer. Mais dans l’épreuve, l’homme de foi connaît le chemin de la joie profonde. Elle est fondée sur les promesses de son Seigneur. Il sait qu’à l’origine, l’espérance de la consolation vient de Dieu. Il ne cherche pas chez l’homme la consolation que seul Dieu donne. Et c’est dans la bonté de l’Éternel qu’il trouve son réconfort.

Siméon attendait la consolation d’Israël. Il vivait dans l’Esprit : poussé par l’Esprit, il se rendit au Temple de Jérusalem. Sa consolation fut de voir le salut de ses yeux. Quand il prit le petit enfant Jésus dans ses bras, il fut persuadé qu’il pouvait s’en aller en paix. Il avait compris l’espérance des hommes de foi. La consolation vient de la promesse que donnent les Écritures, car en elles sont consignés les engagements divins. C’est ainsi que consolé par la certitude d’avoir vu le salut de Dieu, il consola des générations de croyants. Pourtant, il ne vit qu’un enfant. Mais l’Esprit de Dieu le remplissait. Il parvenait à discerner bien au-delà du visible que cet enfant était Dieu fait chair. S’il n’avait pas été rempli du Saint-Esprit, il n’aurait rien attendu, et il n’aurait rien vu. Il aurait été dans l’ignorance et le banal.

Noé préfigure la consolation divine.

« Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains » (Genèse 5:29).

Tout comme Siméon, il écoutait Dieu. Il sera l’instrument qui rendra bénie une terre maudite.

Consolé par le pardon

La base de la consolation est le pardon que nous accordons, que nous nous accordons. Nous avons été pardonnés de nos offenses et la capacité de pardonner est offerte à ceux qui furent pardonnés eux-mêmes. Le Père céleste observe les actions des siens et Il pardonne à ceux qui pardonnent. Le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés. Sinon, nous serions dans la détresse, car nos offenses ne seraient pas pardonnées et nous n’aurions aucune consolation. Soixante-dix fois sept fois serait la mesure de pardon à accorder à un frère qui pèche contre nous. Quel climat nouveau s’installerait dans le peuple de Dieu si un tel principe était appliqué !

Quand un homme est pardonné, il goûte la grâce et s’habitue à Dieu en sortant de la condamnation que lui inflige sa conscience pour faire l’expérience de l’amour gratuit.

La connaissance du salut n’est possible que par le pardon des péchés. Nous ne pardonnons pas à notre prochain avec notre pouvoir, mais « à cause de son nom » (1 Jean 2:12), le faisant participer au miracle dont nous sommes l’objet.

Le Royaume des cieux est proche

Le mystère de l’Évangile rapproche du royaume ceux qui se repentent. La foi grandit dans un cœur repentant. La repentance rend pauvres en esprit pour que le royaume des cieux soit à nous. Nous ne sommes plus dans la suffisance et l’arrogance, mais dans l’humiliation et la dépendance. Persécutés, nous bénissons. Notre justice n’est pas apparente, mais intérieure dans la paix. Les violents s’approprient ce royaume en le forçant. Ils refusent la facilité, vendent tout pour posséder le trésor caché. Pour entrer dans le royaume des cieux, il faut devenir comme les petits enfants en vivant dans la foi. Car la foi réconcilie avec Dieu. Nous sommes sur un chemin nouveau, un chemin de pardon. La Bonne Nouvelle devient notre vécu. Nous l’annonçons car l’Esprit nous l’annonce intérieurement. Il atteste que nous sommes enfants de Dieu. Ce témoignage de l’Esprit crée en nous un esprit bien disposé. Chaque homme a vécu « un temps d’ignorance » (Actes 17:30). L’illumination intérieure du Saint-Esprit est graduelle. Dieu ne tient pas compte « des temps d’ignorance », mais de l’attitude humble et honnête d’un cœur repentant. La tristesse selon Dieu qui produit la repentance est porteuse d’une profonde consolation. Dans le ciel, la joie est immense. Quand un homme se repent, le ciel est dans l’allégresse. Dieu n’est pas dans le jugement pour comptabiliser la faute et la transgression. Il se réjouit de la repentance (Luc 15:7). Se repentir produit la joie dans le ciel. Quel que soit le péché confessé, la joie du ciel est immense quand on se repent. La rédemption consiste à effacer les péchés de l’homme.

Contrairement à la prédication légaliste, Dieu veut que nos péchés « soient effacés » (Actes 3:19), pour que nous devenions ses amis. Abraham crut à Dieu. Sa foi le rendit juste et il fut appelé ami de Dieu.

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Le Dr Berreby est Docteur en Théologie et membre du Conseil Doctoral de la Faculté Réformée Américaine. Il exerce essentiellement un ministère d'enseignement en France avec la Fondation Mayane.

 

A Méditer

Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. (1 Thimotee 4:12).

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