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"…
reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur
la terre " (Hébreux 11:13b).
Dieu
est bon
Pourquoi
le spectacle de la méchanceté de l’homme nous
ferait-il douter de la bonté de Dieu ? Le mal ne vient
pas de l’Éternel. Mais le mal est entré dans ce monde
pour tester la créature et la laisser libre de choisir la
sainteté de l’Éternel. Dieu est bon même quand
le mal règne. Il était bon dans l’acte créateur,
bon dans le don du libre arbitre, bon dans la révélation
de son plan de salut pour l’homme, bon dans le don de son Fils
unique, bon dans l’effusion de son merveilleux Esprit, bon dans la
résurrection de son Fils.
Dieu
est amour. L’homme n’en aurait pas la moindre idée si Dieu
ne l’avait d’abord aimé et doté de la capacité
d’aimer et d’être aimé au point de rendre l’amour
indispensable à la vie. Quand il se révèle, il
est amour. Il aurait pu laisser errer l’humanité loin de sa
face. Quand il choisit Israël pour lui servir de témoin,
Dieu manifeste son immense tendresse à l’homme.
Quand
il agit au travers de l’histoire tout en laissant l’homme vivre
et décider de son sort, l’invitant encore et encore à
la réconciliation, Dieu prouve qu’il veut sauver l’homme.
Quand il consigne dans Parole la lumière capable de nous
éclairer, de nous guider et de nous corriger, n’est-il pas
bon ? Quand il donne à cette lumière le pouvoir de
resplendir en offrant à ceux qu’elle éclaire la vie,
Dieu est merveilleusement bon. Quand il affirme par son Fils que ceux
qui croient vivront quand bien même ils seraient morts,
n’est-ce pas la plus belle déclaration d’amour ? Car
ceux qui vivront, vivront pour être enfin unis à leur
Père céleste pour l’éternité. S’il ne
les aimait pas, ces hommes corrompus, pourquoi leur enverrait-il son
Esprit ?
S’il
ne voulait pas de ces pécheurs, leur donnerait-il la promesse
qu’ils ressusciteront un jour pour être en sa présence ?
Puissions-nous
voir enfin à quel point Dieu nous aime et nous abandonner dans
ses promesses, en lui faisant confiance que tout, absolument tout,
concourt au bien de ceux qui l’aiment.
Séparés
du monde
Nous
inhalons un air pollué et endurons les razzias spirituelles
d’un âge mutin. Jacques exhorte à se préserver
des souillures. Il met en évidence ce qu’est la religion
pure et sans tache devant Dieu. Les souillures étant partout,
comment se protéger ?
Selon
l’Écriture, ce qui souille l’homme est ce qui sort de
l’homme (Matthieu 15:11, Marc 7:20).
Ce
qui vient du cœur, c’est ce qui souille l’homme. Ce qui souille
l’homme sort de son cœur (Matthieu 15:18). S’il garde son cœur,
il est épargné de la souillure. La deuxième
réponse est l’incrédulité. L’homme incrédule
est souillé par son intelligence et sa conscience. S’il
rejette la malice, il s’ouvre à l’innocence et la pureté.
S’il refuse la ruse, il reçoit la paix.
Les
déceptions nous rendent circonspects. Mais jamais elles ne
devraient nous rendre amers et incrédules. Car la désillusion
n’a rien à voir avec l’incrédulité. Ne pas
placer en l’homme sa confiance et la placer en Dieu est même
signe de sagesse. L’homme prudent bâtit sa maison sur le roc.
Le Seigneur exige que nous soyons prudents comme des serpents. Il
affirme que les enfants de ce siècle sont plus prudents que
ses disciples. On peut être prudent et plein de foi en Dieu. Il
a choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour qu’ils soient
riches dans la foi. Il les a désignés « héritiers
du royaume ». Il a adressé cette promesse à
ceux qui l’aiment. En se rendant ami du monde, on ne peut pas aimer
Dieu. En condamnant ce qui offense sa sainteté, nous sommes
amis de Dieu.
« Celui
qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu »
(Jacques 4:4).
Le
monde nous dit que le péché n’est pas à
considérer comme tel, que le mal n’est pas si mal que cela,
que l’impureté n’a pas de conséquences, qu’il
faut accepter les faits sans juger qui que ce soit.
En
acceptant de penser comme le monde, nous sommes qualifiés d’un
terme effrayant : « adultères ».
Pour participer à la nature divine, nous renonçons à
ce qui existe dans le monde. Nous fuyons la corruption qui existe par
la convoitise. Nous ne négocions pas. Nous fuyons.
Résidents
dans l’arche
Dieu
n’a pas épargné le monde lors du déluge en
raison de la corruption qui avait souillé le cœur de l’homme.
C’était son jugement dramatique et irrémédiable.
Le salaire du péché, c’est la mort. Noé, le
prédicateur de la justice, devait consoler des fatigues et du
travail pénible sur la terre que l’Éternel avait
maudite. Le prédicateur était aussi un consolateur. Il
marchait avec l’Éternel et avait trouvé grâce
aux yeux de l’Éternel. Il était un homme juste et
intègre. Mais devant le mal, Dieu décida que la fin
« de toute chair était arrêtée ».
Il ne supportait pas que les hommes aient rempli la terre de
« violence ». Parce que Dieu avait trouvé
Noé juste devant lui parmi sa génération, il le
fit entrer dans l’arche pour échapper aux eaux du déluge.
Puis l’Éternel ferma la porte sur Noé.
Ceux
qui étaient en dehors de l’arche furent exterminés.
Il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans
l’arche.
Bâtir
un autel
Quand
on a été épargné, on se consacre au
service du Seigneur qui commence par l’adoration. L’offrande des
bêtes pures et des oiseaux purs correspond au don de tout à
la gloire de Dieu. Mais avant de présenter notre offrande
devant l’autel, il importe d’abord de se réconcilier avec
son frère. Si nous venons présenter notre offrande en
ayant quelque chose contre quelqu’un, notre offrande devient notre
offense. Car l’offrande que nous présentons au Seigneur est
avant tout un témoignage de sa grandeur, de sa grâce, de
sa sainteté, de son pardon, de son amour, de sa puissance, de
sa gloire, de son autorité. L’offrande est un engagement. Si
quelqu’un jure par l’offrande, il est engagé, car
l’offrande sanctifie l’autel. Pour que l’offrande soit
sanctifiée par l’Esprit Saint, celui qui offre doit avoir
examiné son propre cœur. S’il bâtit un autel et
présente une offrande, il se présente devant Dieu comme
une offrande et un sacrifice de bonne odeur. Il suit l’exemple de
Jésus qui a prié : « Tu n’as voulu ni
sacrifice ni offrande. Mais tu m’as formé un corps »
(Hébreux 10:5).
La
demeure provisoire
Paul
se demandait qui le délivrerait du corps de cette mort
(Romains 7:24). Souvent notre corps nous appesantit, nous opprime et
éloigne du Seigneur. C’est un corps de péché.
Pour vivre selon l’Esprit, il faut faire mourir les actions du
corps sans tuer le corps lui-même.
Paul
affirma : « Je traite durement mon corps et je le
tiens assujetti… » (1 Corinthiens 9:27). En offrant
notre corps comme un sacrifice vivant, nous refusons qu’il soit
maître de notre âme et de notre esprit (Romains 8:13).
Ceux qui cèdent à tous les caprices de leur corps
souffrent de la dictature qu’impose le corps. L’adoption et la
rédemption de notre corps n’ont pas eu lieu. Si nous offrons
notre corps, il devient l’offrande de tout pour le Seigneur. Nos
membres sont alors les membres de Christ (1 Corinthiens 6:15).
Tout
ce que nous faisons devient un culte logique. Le temple du
Saint-Esprit est rempli de toute la plénitude du Saint-Esprit.
Nous ne nous appartenons plus nous-mêmes. Nous étions
invités dans l’arche. Notre corps devient l’arche de la
plénitude.
Membres
de Dieu
Quand
le corps abrite l’Esprit, la division entre les membres est
impossible. Chacun a soin de l’autre.
Le
corps vit dans l’attente de son incorruptibilité. Il se sait
corruptible car il a été semé corruptible. Mais
il ressuscitera incorruptible car quelque chose d’incorruptible
l’habite. Il a été semé animal. Mais il sait
qu’il ressuscitera un corps spirituel en raison de la présence
de l’Esprit en lui. Il vit dans l’attente du triomphe de
l’incorruptible et du spirituel. L’incorruptibilité et
l’immortalité sont les évidences de l’éternité.
L’évidence du temps est le corruptible et le mortel. Quand
on est membre de Dieu, membre du Corps de Christ, on est citoyen de
l’éternité. Les notions d’incorruptibilité
et d’immortalité dominent l’entendement. En changeant la
gloire du Dieu incorruptible, les hommes sont devenus idolâtres.
Ceux qui ont été réconciliés avec Dieu
veulent obtenir une couronne incorruptible, sachant que la corruption
n’hérite pas l’incorruptibilité. Ils attendent le
son de la trompette qui sonnera quand les morts ressusciteront
incorruptibles (1 Corinthiens 15:52). Ils ont été
régénérés par une semence incorruptible,
la Parole vivante et permanente de Dieu. Cette Parole pénètre
les profondeurs de l’homme et partage âme et esprit,
jointures et moelles. Cette semence incorruptible juge les sentiments
et les pensées du cœur.
L’irrésistible
vision céleste
Quand
règne la Parole, on ne considère plus les choses de
façon naturelle. On relativise le relatif. Le Père
céleste sait ce dont nous avons besoin. C’est vers lui que
nous regardons. Nous porterons l’image du céleste comme nous
avons porté celle du terrestre. Nous soupirons en nous-mêmes
dans cette tente provisoire. Nous revêtirons notre domicile
céleste. Tout ce que nous faisons sur cette terre est alors en
relation avec le domicile céleste. Nous avons part à la
vocation céleste et nous goûtons du don céleste.
Nous attendons une cité meilleure dont Dieu est l’architecte.
Nous savons que Dieu a préparé une cité. Nous
n’avons pas en vue celle dont nous sommes sortis, mais davantage
celle que Dieu a préparée pour nous. Nous montrons par
notre foi que nous cherchons une patrie.
La
montagne de Sion
La
symbolique de la montagne de Sion qui représente la cité
de Dieu évoque la joie de toute la terre par sa beauté.
C’est la ville du grand roi. La Bible en parle comme d’un être
vivant qui se réjouit (Psaume 48:12). C’est le lieu de la
résidence divine dont il est déclaré que Dieu
l’aime (Psaume 78:68). Cet être vivant qui se réjouit
et qui se sait aimé ne chancelle pas, car la montagne de Sion
est affermie pour toujours. Ceux qui se confient en l’Éternel
sont entrés dans l’arche. Ils ont quitté le lieu de
jugement et de mort. Ils cherchent une patrie et s’approchent de la
montagne de Sion. Ils sont dans l’allégresse. Ils sont des
signes et des présages pour le monde
La
fille de Sion a vu son roi plein de douceur. Il est venu de Sion pour
détourner les impiétés de Jacob. Il est devenu
la pierre angulaire choisie et précieuse en qui croiront les
élus. Il est l’Agneau qui se tiendra sur la montagne de
Sion. Les voyageurs et étrangers sur la terre se préparent
comme une épouse qui s’est parée pour son époux.
Leurs
vases sont pleins d’huile. Leurs lampes ne s’éteignent pas
quand ils vont à la rencontre de l’époux. Leurs reins
sont ceints et leurs lampes sont allumées.
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Le Dr Berreby est Docteur en
Théologie et membre du Conseil Doctoral de la Faculté Réformée Américaine. Il
exerce essentiellement un ministère d'enseignement en France avec la Fondation
Mayane.
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