le repos par la foi Imprimer Email
Écrit par Mickaël Berreby   

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28).

Il vous donne Sa paix

Qui refuserait un parfait repos, une paisible certitude, une joie indicible, un vrai soutien intérieur ? Pour trouver le repos de nos âmes, il faut prendre le joug du Seigneur sur nous et recevoir les instructions de celui qui fut brisé par la souffrance pour nous (Matthieu 11:29).

Le joug était une pièce de bois utilisée pour atteler les bœufs. Il deviendra le symbole de la soumission.

Prendre le joug du Seigneur revient à accepter la contrainte qu’impose son Esprit, car « la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez » (Galates 5:17).

Le repos n’est réservé qu’à ceux qui obéissent (Hébreux 3:18).

Homme de douleur habitué à la souffrance, Jésus a porté nos souffrances. Il a plu à l’Eternel « de le briser par la souffrance… » (Esaïe 53:10).

Dieu a voulu que son Fils porte sur lui notre souffrance, et principalement notre condition de pécheurs.

Il a ainsi condamné le péché dans la chair, dans une chair semblable à celle du péché. Il l’a fait devenir « péché pour nous » (2 Corinthiens 5:21).

Le malaise de l’humanité abattue et accablée s’explique par sa violation constante des lois divines.

Le péché épuise et consume l’âme (Psaumes 31:11).

Le prophète Esaïe décrit une humanité malade : « La tête entière est malade, et tout le cœur est souffrant… Rien n’est en bon état. Ce ne sont que contusions et plaies vives …» (Esaïe 1:6).

Un disciple justifié par la foi reçoit la paix avec Dieu en accédant au repos. Il fait ce que Dieu fit quand il s’est reposé de ses œuvres.

Le salut procure ce privilège. Nous n’avons pas à mériter notre salut. Il est gratuit. Nous entrons dans le repos du salut par la foi pour recevoir la paix du repos réservée au peuple de Dieu (Hébreux 4:9).

Dans les meurtrissures de Jésus, nous avons été guéris.

Même Moïse était fatigué. Il ne parvenait plus à élever ses mains. Pour vaincre Amalek, il fallait que ses mains soient élevées. Aaron et Hur soutenaient les mains de Moïse. Dieu ne s’est pas investi au point d’épargner à Moïse le combat. Nous sommes en lutte contre le mal. Quand Moïse baissait les bras, Amalek était le plus fort. Dieu a promis d’effacer la mémoire d’Amalek de dessous les cieux (Exode 17:14). L’adversaire est destiné à perdre le combat de l’éternité (Nombres 24:20). Jésus est formel à ce propos quand il déclare : « J’ai vaincu le monde… » (Jean 16:33). L’autorité de Christ est supérieure à tout ce que nous connaissons. Les immenses énergies de ce monde sont sous le regard de Celui à qui tout pouvoir a été donné. Rien ne se passe qu’il ne permet. Il est le Souverain.

Satan ne chasse pas Satan. Nous devons le chasser. Il ne se révolte jamais contre lui-même. Il déteste la Parole qui le révèle, le lie et le chasse. Il ne conçoit jamais les choses de Dieu. Quand nous lui résistons, Satan tombe du ciel comme un éclair (Luc 10:18). Dieu l’écrase sous les pieds des rachetés qui prient. Si nous ne prions pas, nous laissons à Amalek - qui illustre Satan - l’avantage sur nous. Mais nous n’ignorons pas les desseins de Satan. Il se déguise en ange de lumière. Il est le père du mensonge, le prince des ténèbres, le dieu de ce siècle. Satan est « un dieu », le dieu de ce siècle (2 Corinthiens 4:4). Il veut retenir ce siècle dans les ténèbres de l'inexpérience spirituelle. C’est pourquoi, il l’aveugle.

De l’aveuglement à la paix

L’aveuglement se résume à l’absence d’amour. La haine obscurcit notre cœur. Elle suffit à rendre impossible la moindre intelligence spirituelle.

Les ténèbres ont aveuglé les yeux de celui qui hait son frère. Haïr revient à marcher dans les ténèbres. Quand Satan attaque, il lui suffit de provoquer la haine, et l’aveuglement est total.

« Celui qui hait son frère est dans les ténèbres. Il marche dans les ténèbres, et il ne sait pas où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. »

(1 Jean 2:11).

Partout où Jésus se rendait, il répandait la paix. Il était le prince de la paix. Il le faisait par sa Parole dont il disait lui-même qu’elle était esprit et vie. Sa Parole et sa vie fusionnaient pour se répandre comme un parfum d’esprit et de vie, de lumière et d’amour. En ceci, il reflétait Dieu. Il était le reflet de Dieu.

Si Dieu n’était devenu homme, personne ne saurait ce qu’est la plénitude de la divinité corporellement contenue en un seul être. Personne ne pourrait aspirer à la plénitude de l’Esprit. La paix vient de la connaissance de la vie de Dieu. Il se définit ainsi : « Moi qui suis une source d’eau vive… » (Jérémie 2:13).

La vie de Dieu est l’antidote de la vanité. Quand la vie touche la conscience, la paix triomphe. La vie est la manifestation de Dieu en nous. Sa caractéristique évidente est la paix par le Saint-Esprit.

« Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près » (Ephésiens 2:17).

Déclaré innocent

Cette paix s'acquiert quand la question de la culpabilité a été réglée.

Les uns la solutionnent en s’endurcissant, refusant de reconnaître leur condition. Les autres se repentent. Les premiers souffrent et se débattent.

Les autres bénissent le Seigneur. Ne leur a-t-il pas promis : « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix… » (Jean 14:27) ?

« Les nations se fatiguent en vain » (Habakuk 2:13), mais ceux qui se confient en l’Eternel « marchent et ne se fatiguent pas » (Esaïe 40:31).

Dieu promet d’augmenter la vigueur de celui qui tombe en défaillance. C’est le repos de l’âme quand sa paix nous envahit. Avant de quitter cette terre, il a donné aux siens une paix que le monde ne connaît pas.

Que celui qui veut prenne de l’eau de la vie gratuitement.

Si nous connaissions le don de Dieu, nous lui demanderions à boire. Il nous donnerait de l’eau vive. Elle deviendrait une source en nous.

Telle fut encore la promesse de Jésus au terme du livre de l’Apocalypse.

Personne n’a jamais vu Dieu (Jean 1:18). Il était dans le sein du Père.

Celui qui était dans le sein du Père a fait connaître le Père.

C’est ainsi que des hommes ont appris qui est le Père. En croyant dans le Fils, quelque chose a jailli des profondeurs de leurs cœurs.

Des fleuves d’eau vive ont coulé de leur sein. L’eau illustre l’Esprit. Jésus donne l’Esprit à celui qui a soif.

Celui qui croit en cette pierre choisie, précieuse, posée à Sion, ne sera pas confus. Il se réjouit.

Si nous connaissions le don de Dieu, nous lui demanderions à boire de l’eau vive qui deviendrait une source en nous.

« A celui qui a soif, je donnerai de la source de l’eau de la vie gratuitement » (Apocalypse 21:6).

La liberté de la gloire des enfants de Dieu est produite par la foi quand Christ renvoie libres les opprimés, mettant à mort la puissance de la mort. L’Évangile de paix est la présence de l’Esprit pour que la puissance de la mort soit anéantie par la puissance de la vie.

Nous avons part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu dans la joie de la foi, nourris du pain de vie, appelés à la liberté de nous approcher de Dieu.

Le libérateur venu de Sion détourne les péchés et les impiétés. Les enfants de la femme libre ne cultivent pas une mentalité d’esclaves (Galates 4:31).

Son cœur est ferme, confiant en l’Éternel

La foi spirituelle est l’origine de la confiance naturelle en Dieu. Elle émane de l’Esprit dans notre esprit. L’origine de la confiance en l’homme n’est pas celle de la confiance en Dieu. Un homme plein de foi parvient à la confiance en Dieu. Un homme naturellement intrépide, audacieux, hardi et résolu n’a pas nécessairement la foi en Dieu en tant que son Père aimant.

Car la foi en Dieu est divine, alors que la confiance s’appuie sur le naturel. La foi défie le naturel, s’y opposant et allant jusqu’à le nier.

La foi est un capital d’énergie spirituelle. C’est l’énergie du juste.

Il vit par « sa » foi. Elle est son moteur.

Les disciples doutaient qu’un homme puisse être sauvé.

Sans un contact avec l’impossible de Dieu, le salut semble absurde.

Jésus prend l’exemple de ce sycomore auquel les disciples auraient dû dire : « déracine-toi, et plante-toi dans la mer » (cf. Luc 17:6).

Notre société serait offusquée qu’un homme parle à un sycomore.

Hérode espérait voir Jésus faire quelque miracle. On peut être curieux et incrédule. La foi s’adresse à l’invisible.

La raison ne le peut pas. Elle est captive du visible. Les faux raisonnements s’élèvent contre la connaissance de Dieu (2 Corinthiens 10:5).

Devant l’incrédulité, le Seigneur déclara à sa génération :

« Race incrédule et perverse… » (Matthieu 17:17).

C’est la méchanceté, la ruse, la malice, l’impureté, l’orgueil qui empêchent de croire. Quand un homme est purifié, il croit tout ce que dit son sauveur.

Il ne raisonne plus, mais obéit dans la simplicité du cœur. La force motrice de sa vie n’est plus la raison, mais la foi dépendante de l’Esprit.

Ainsi, la clef de la foi est la sanctification. Plus un homme se laisse purifier par le Seigneur, plus sa foi est libérée, et plus devient naturel et évident le fait de croire dans la parole du Seigneur.

Paul exhorta son fils spirituel Timothée à combattre le bon combat en gardant la foi et une bonne conscience, car l’une ne va pas sans l’autre (1 Timothée 1:18).

Perdre la bonne conscience de la justification équivaut à faire naufrage par rapport à la foi.

La bonne conscience offerte par pure grâce n’est pas celle du propre juste, mais celle du justifié, qui, se sachant pécheur, a obtenu la faveur de Dieu. Cette bonne conscience est l’identité du croyant régénéré. Dieu a conçu un tel salut en faveur de l’homme repentant. Pour un seul pécheur qui se repent, il y aura plus de joie dans le ciel que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. Qu’advient-il de cet homme repentant ?

Il ne craint pas la justice de Dieu. Il est réconcilié avec son créateur.

Il ne craint pas la mort. Il sait qu’il ressuscitera.

Il ne craint pas les démons. Il a reçu sur l’ennemi l’autorité de le chasser.

Il ne craint pas le péché. Il est né de Dieu et ce qui est né de Dieu triomphe du monde. Il est entré dans le repos.

Source: Fondation Mayane. (mayane.org).

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Le Dr Berreby est Docteur en Théologie et membre du Conseil Doctoral de la Faculté Réformée Américaine. Il exerce essentiellement un ministère d'enseignement en France avec la Fondation Mayane.


 

A Méditer

Le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Galatiens 5:22).

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