|
« Venez à
moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et
je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28).
Il
vous donne Sa paix
Qui
refuserait un parfait repos, une paisible certitude, une joie
indicible, un vrai soutien intérieur ? Pour trouver le
repos de nos âmes, il faut prendre le joug du Seigneur sur nous
et recevoir les instructions de celui qui fut brisé par la
souffrance pour nous (Matthieu 11:29).
Le
joug était une pièce de bois utilisée pour
atteler les bœufs. Il deviendra le symbole de la soumission.
Prendre
le joug du Seigneur revient à accepter la contrainte qu’impose
son Esprit, car « la chair a des désirs contraires
à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à
ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne
fassiez point ce que vous voudriez » (Galates 5:17).
Le
repos n’est réservé qu’à ceux qui obéissent
(Hébreux 3:18).
Homme
de douleur habitué à la souffrance, Jésus a
porté nos souffrances. Il a plu à l’Eternel « de
le briser par la souffrance… » (Esaïe 53:10).
Dieu
a voulu que son Fils porte sur lui notre souffrance, et
principalement notre condition de pécheurs.
Il
a ainsi condamné le péché dans la chair, dans
une chair semblable à celle du péché. Il l’a
fait devenir « péché pour nous »
(2 Corinthiens 5:21).
Le
malaise de l’humanité abattue et accablée s’explique
par sa violation constante des lois divines.
Le
péché épuise et consume l’âme (Psaumes
31:11).
Le
prophète Esaïe décrit une humanité malade :
« La tête entière est malade, et tout le cœur
est souffrant… Rien n’est en bon état. Ce ne sont que
contusions et plaies vives …» (Esaïe 1:6).
Un
disciple justifié
par la foi
reçoit la paix avec Dieu en accédant au repos. Il fait
ce que Dieu fit quand il s’est reposé de ses œuvres.
Le
salut procure ce privilège. Nous n’avons pas à
mériter notre salut. Il est gratuit. Nous entrons dans le
repos du salut par la foi pour recevoir la paix du repos réservée
au peuple de Dieu (Hébreux 4:9).
Dans
les meurtrissures de Jésus, nous avons été
guéris.
Même
Moïse était fatigué. Il ne parvenait plus à
élever ses mains. Pour vaincre Amalek, il fallait que ses
mains soient élevées. Aaron et Hur soutenaient les
mains de Moïse. Dieu ne s’est pas investi au point d’épargner
à Moïse le combat. Nous sommes en lutte contre le mal.
Quand Moïse baissait les bras, Amalek était le plus fort.
Dieu a promis d’effacer la mémoire d’Amalek de dessous les
cieux (Exode 17:14). L’adversaire est destiné à
perdre le combat de l’éternité (Nombres 24:20). Jésus
est formel à ce propos quand il déclare : « J’ai
vaincu le monde… » (Jean 16:33). L’autorité de
Christ est supérieure à tout ce que nous connaissons.
Les immenses énergies de ce monde sont sous le regard de Celui
à qui tout pouvoir a été donné. Rien ne
se passe qu’il ne permet. Il est le Souverain.
Satan
ne chasse pas Satan. Nous devons le chasser. Il ne se révolte
jamais contre lui-même. Il déteste la Parole qui le
révèle, le lie et le chasse. Il ne conçoit
jamais les choses de Dieu. Quand nous lui résistons, Satan
tombe du ciel comme un éclair (Luc 10:18). Dieu l’écrase
sous les pieds des rachetés qui prient. Si nous ne prions pas,
nous laissons à Amalek - qui illustre Satan - l’avantage
sur nous. Mais nous n’ignorons pas les desseins de Satan. Il se
déguise en ange de lumière. Il est le père du
mensonge, le prince des ténèbres, le dieu de ce siècle.
Satan est « un dieu », le dieu de ce siècle
(2 Corinthiens 4:4). Il veut retenir ce
siècle
dans les ténèbres de l'inexpérience spirituelle.
C’est pourquoi, il l’aveugle.
De
l’aveuglement à la paix
L’aveuglement
se résume à l’absence d’amour. La haine obscurcit
notre cœur. Elle suffit à rendre impossible la moindre
intelligence spirituelle.
Les
ténèbres ont aveuglé les yeux de celui qui hait
son frère. Haïr revient à marcher dans les
ténèbres. Quand Satan attaque, il lui suffit de
provoquer la haine, et l’aveuglement est total.
« Celui
qui hait son frère est dans les ténèbres. Il
marche dans les ténèbres, et il ne sait pas où
il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses
yeux. »
(1
Jean 2:11).
Partout
où Jésus se rendait, il répandait la paix. Il
était le prince de la paix. Il le faisait par sa Parole dont
il disait lui-même qu’elle était esprit et vie. Sa
Parole et sa vie fusionnaient pour se répandre comme un parfum
d’esprit et de vie, de lumière et d’amour. En ceci, il
reflétait Dieu. Il était le reflet de Dieu.
Si
Dieu n’était devenu homme, personne ne saurait ce qu’est
la plénitude de la divinité corporellement contenue en
un seul être. Personne ne pourrait aspirer à la
plénitude de l’Esprit. La paix vient de la connaissance de
la vie de Dieu. Il se définit ainsi : « Moi qui
suis une source d’eau vive… » (Jérémie 2:13).
La
vie de Dieu est l’antidote de la vanité. Quand la vie touche
la conscience, la paix triomphe. La vie est la manifestation de Dieu
en nous. Sa caractéristique évidente est la paix par
le Saint-Esprit.
« Il
est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la
paix à ceux qui étaient près »
(Ephésiens 2:17).
Déclaré
innocent
Cette
paix s'acquiert quand la question de la culpabilité a été
réglée.
Les
uns la solutionnent en s’endurcissant, refusant de reconnaître
leur condition. Les autres se repentent. Les premiers souffrent et se
débattent.
Les
autres bénissent le Seigneur. Ne leur a-t-il pas promis :
« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix… »
(Jean 14:27) ?
« Les
nations se fatiguent en vain » (Habakuk 2:13), mais ceux
qui se confient en l’Eternel « marchent et ne se
fatiguent pas » (Esaïe 40:31).
Dieu
promet d’augmenter la vigueur de celui qui tombe en défaillance.
C’est le repos de l’âme quand sa paix nous envahit. Avant
de quitter cette terre, il a donné aux siens une paix que le
monde ne connaît pas.
Que
celui qui veut prenne de l’eau de la vie gratuitement.
Si
nous connaissions le don de Dieu, nous lui demanderions à
boire. Il nous donnerait de l’eau vive. Elle deviendrait une source
en nous.
Telle
fut encore la promesse de Jésus au terme du livre de
l’Apocalypse.
Personne
n’a jamais vu Dieu (Jean 1:18). Il était dans le sein du
Père.
Celui
qui était dans le sein du Père a fait connaître
le Père.
C’est
ainsi que des hommes ont appris qui est le Père. En croyant
dans le Fils, quelque chose a jailli des profondeurs de leurs cœurs.
Des
fleuves d’eau vive ont coulé de leur sein. L’eau illustre
l’Esprit. Jésus donne l’Esprit à celui qui a soif.
Celui
qui croit en cette pierre choisie, précieuse, posée à
Sion, ne sera pas confus. Il se réjouit.
Si
nous connaissions le don de Dieu, nous lui demanderions à
boire de l’eau vive qui deviendrait une source en nous.
« A
celui qui a soif, je donnerai de la source de l’eau de la vie
gratuitement » (Apocalypse 21:6).
La
liberté de la gloire des enfants de Dieu est produite par la
foi quand Christ renvoie libres les opprimés, mettant à
mort la puissance de la mort. L’Évangile de paix est la
présence de l’Esprit pour que la puissance de la mort soit
anéantie par la puissance de la vie.
Nous
avons part à la liberté de la gloire des enfants de
Dieu dans la joie de la foi, nourris du pain de vie, appelés à
la liberté de nous approcher de Dieu.
Le
libérateur venu de Sion détourne les péchés
et les impiétés. Les enfants de la femme libre ne
cultivent pas une mentalité d’esclaves (Galates 4:31).
Son
cœur est ferme, confiant en l’Éternel
La
foi spirituelle
est l’origine de la confiance naturelle
en Dieu. Elle
émane de l’Esprit dans notre esprit. L’origine de la
confiance en
l’homme n’est
pas celle de la confiance en
Dieu. Un homme
plein de foi parvient à la confiance en Dieu. Un homme
naturellement intrépide, audacieux, hardi et résolu n’a
pas nécessairement la foi en Dieu en tant que son Père
aimant.
Car
la foi en Dieu est divine, alors que la confiance s’appuie sur le
naturel. La foi défie le naturel, s’y opposant et allant
jusqu’à le nier.
La
foi est un capital d’énergie spirituelle. C’est l’énergie
du juste.
Il
vit par « sa » foi. Elle est son moteur.
Les
disciples doutaient qu’un homme puisse être sauvé.
Sans
un contact avec l’impossible
de Dieu, le
salut semble absurde.
Jésus
prend l’exemple de ce sycomore auquel les disciples auraient dû
dire : « déracine-toi, et plante-toi dans la mer »
(cf. Luc 17:6).
Notre
société serait offusquée qu’un homme parle à
un sycomore.
Hérode
espérait voir Jésus faire quelque miracle. On peut être
curieux et incrédule. La foi s’adresse à l’invisible.
La
raison ne le peut pas. Elle est captive du visible. Les faux
raisonnements s’élèvent contre la connaissance de
Dieu (2 Corinthiens 10:5).
Devant
l’incrédulité, le Seigneur déclara à sa
génération :
« Race
incrédule et perverse… » (Matthieu 17:17).
C’est
la méchanceté, la ruse, la malice, l’impureté,
l’orgueil qui empêchent de croire. Quand un homme est
purifié, il croit tout ce que dit son sauveur.
Il
ne raisonne plus, mais obéit dans la simplicité du
cœur. La force motrice de sa vie n’est plus la raison, mais la foi
dépendante de l’Esprit.
Ainsi,
la clef de la foi est la sanctification. Plus un homme se laisse
purifier par le Seigneur, plus sa foi est libérée, et
plus devient naturel et évident le fait de croire dans la
parole du Seigneur.
Paul
exhorta son fils spirituel Timothée à combattre le bon
combat en gardant la foi et une bonne conscience, car l’une ne va
pas sans l’autre (1 Timothée 1:18).
Perdre
la bonne conscience de la justification équivaut à
faire naufrage par rapport à la foi.
La
bonne conscience offerte par pure grâce n’est pas celle du
propre juste, mais celle du justifié, qui, se sachant pécheur,
a obtenu la faveur de Dieu. Cette bonne conscience est l’identité
du croyant régénéré. Dieu a conçu
un tel salut en faveur de l’homme repentant. Pour un seul pécheur
qui se repent, il y aura plus de joie dans le ciel que pour
quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.
Qu’advient-il de cet homme repentant ?
Il
ne craint pas la justice de Dieu. Il est réconcilié
avec son créateur.
Il
ne craint pas la mort. Il sait qu’il ressuscitera.
Il
ne craint pas les démons. Il a reçu sur l’ennemi
l’autorité de le chasser.
Il
ne craint pas le péché. Il est né de Dieu et ce
qui est né de Dieu triomphe du monde. Il est entré dans
le repos.
Source: Fondation Mayane.
(mayane.org).
____________________________________________
Le Dr
Berreby est Docteur en Théologie et membre du Conseil Doctoral de la Faculté
Réformée Américaine. Il exerce essentiellement un ministère d'enseignement en
France avec la Fondation Mayane.
|