Je disais dans ma sécurité: Je ne chancellerai jamais! Imprimer Email
Écrit par Charles Spurgeon   
Dévotions du 10 Mars.

Dévotion du Matin:

Je disais dans ma sécurité: Je ne chancellerai jamais! (Psaume 30:7).

Moab reposait sur sa lie, il n’était pas vidé d’un vase dans un autre, (Jérémie 48). Donnez la santé à un homme; que les navires rapportent pour sa demeure de continuelles et riches cargaisons; que les vents et les vagues lui apparaissent être ses serviteurs et servantes pour porter ses vaisseaux à travers le sein des puissantes profondeurs; que ses terres lui rapportent abondamment; que les caprices du temps soient favorables à ses récoltes; que sans interruption le succès soit son partage; qu’il se tienne parmi les hommes comme un homme qui réussit dans ses affaires; qu’il se réjouisse continuellement dans sa prospérité.

Permettez-lui avec de bons nerfs et l’oeil vif de marcher de par le monde, et vivre heureux; donnez-lui l’esprit léger; que sur ses lèvres il y ait toujours un chant; que son oeil soit toujours étincelant de joie, et la conséquence naturelle telle qu’il soit à l’aise avec quiconque; qu’il soit le meilleur chrétien qui existe. Dire cette phrase est une présomption; David même dit: Je ne chancellerai jamais; et nous ne sommes pas meilleurs que David, ni même la moitié aussi bons. Frère, prends garde aux douces places du chemin, si tu es en train de les fouler, ou que le chemin soit rude, rends grâces à Dieu pour cela. Si Dieu nous berçait toujours dans le berceau de la prospérité; si nous n’avions pas quelque tache sur la colonne d’albâtre; s’il n’y avait pas quelques nuages dans le ciel; si nous n’avions pas quelques retombées amères dans le vin de cette vie, nous deviendrions intoxiqué par le plaisir, nous rêverions que nous tenons, et nous pourrions tenir, mais ce serait sur un pinacle, comme l’homme endormi au sommet du mât. (Proverbes 23:34-35) A chaque instant nous serions en danger.

Nous bénissons Dieu, alors, pour nos afflictions; nous le remercions pour nos changements; nous exaltons son nom pour les pertes de prospérité, car nous avons le sentiment qu’il ne nous a pas châtiés ainsi; nous pourrions devenir trop sécurisés. Une continuelle prospérité terrestre est une épreuve enflammée.

Les afflictions quoiqu’elles paraissent sévères
Dans la miséricorde nous sont souvent envoyées.

Dévotion du Soir:

L’homme né de la femme! Sa vie est courte, sans cesse agitée. (Job 14:1).

Cela nous rendrait grand service si avant de nous endormir, nous nous rappelions cette triste vérité parce que cela nous libérerait des plaisirs terrestres. Ce n’est pas agréable de savoir que nous ne sommes pas à l’abri des flèches de l’adversité mais cela peut nous garder humble et nous préserver de l’orgueil comme le Psalmiste dans le texte de ce matin. Mon rocher est ferme, je ne chancellerai pas. Cela peut peut-être nous empêcher de nous enraciner trop profondément dans ce sol duquel nous devrons être déracinés avant d’être transplantés dans le jardin céleste.

Souvenons-nous du bail éphémère sur lequel nous maintenons nos bénédictions terrestres. Si nous pouvions nous rappeler que tous les arbres de la terre sont marqués pour la hache du bûcheron, nous ne serions pas si rapide à construire notre nid dans leurs branches. Nous devons aimer mais nous devons aimer avec cet amour qui s’attend à la mort et qui calcule avec les séparations. Nos chères amitiés ne nous sont que prêtées et le moment auquel nous devons les rendre à la main du prêteur est peut-être déjà à la porte. Il en est certainement de même pour nos possessions. Les richesses ne prennent-elles pas des ailes pour s’envoler au loin? Notre santé est de même précaire. Fleurs fragiles des champs, nous ne devons pas nous attendre à fleurir éternellement. Il y a un temps marqué pour la faiblesse et la maladie où nous devons glorifier Dieu par nos souffrances et non pas par une activité fébrile. Nous n’avons aucun moyen par lequel nous pouvons espérer échapper aux flèches acérées de l’affliction; du peu de jours que nous possédons, il n’y en a aucun à l’abri de la peine. La vie de l’homme est un tonneau rempli de vin amer. Celui qui cherche de la joie à l’intérieur ferait mieux de rechercher du miel dans l’océan.

Cher lecteur, ne recherchez pas les choses du monde mais recherchez les choses d’en haut, car "ici" la teigne dévore et le voleur dérobe et détruit mais "là-haut" les joies seront éternelles. Le chemin de la douleur est le chemin de la maison.

Seigneur, que cette pensée soit un oreiller pour toutes les têtes fatiguées.


 

A Méditer

C'est lui qui réduit les princes au néant, Et qui fait des juges de la terre une vanité. (Esaïe 40:23).

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