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Écrit par Charles Spurgeon
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Dévotions du 19 Juin.
Dévotion du Matin:
Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. (Actes 2:4).
Grandes
seraient les bénédictions de ce jour si nous étions tous remplis du
Saint-Esprit. Les conséquences de cette plénitude sacrée de l’âme
seraient impossibles à évaluer. La vie, la consolation, la lumière, la
pureté, la puissance, la paix et plusieurs autres précieuses
bénédictions sont inséparables de la douce présence de l’Esprit.
Comme l’huile sacrée, il oint la tête du croyant, le met à part comme sacrificateur des saints, et donne sa grâce pour accomplir sa fonction avec diligence. Comme sa seule eau de purification réelle, il nous purifie de la puissance du péché et nous sanctifie jusqu’à la sainteté même, mettant en nous le vouloir et le faire selon le bon plaisir du Seigneur. Comme lumière il manifeste en nous notre état de perdition, et maintenant il révèle à nous et en nous le Seigneur Jésus, il nous conduit dans le chemin de la justice. Eclairés par son pur rayon céleste, nous ne sommes plus ténèbres mais lumières dans le Seigneur. Comme feu il nous détache des scories, et bâtit notre nature consacrée sur un feu. Il est la flamme sacrificielle par laquelle il nous rend capable d’offrir notre âme entière comme un vivant sacrifice à Dieu. Comme la rosée céleste il enlève notre stérilité et fertilise notre vie. Ô puisse-t-il descendre sur nous à cette heure matinale une telle rosée qui serait un doux commencement pour la journée.
Comme la colombe avec des ailes d’amour paisible il couve son église et les âmes des croyants, et comme consolateur il dissipe les soucis et les doutes qui ravagent la paix de sa bien-aimée. Il descend sur les élus comme sur le Seigneur dans le Jourdain, et rend témoignage à leur esprit qu’ils sont fils de Dieu et ainsi ils crient Abba, Père. Comme le vent, il apporte le souffle de vie aux hommes; soufflant là où il a un rôle, il accomplit l’oeuvre de régénérescence par laquelle la création spirituelle est animée et soutenue. Veuille Dieu, que nous puissions sentir sa présence ce jour et chaque jour.
Dévotion du Soir:
Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui; Il fait paître son troupeau parmi les lis. Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, Reviens!... sois semblable, mon bien-aimé, A la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes qui nous séparent. (Cantique 2:16-17).
Il y a sûrement ici un verset très heureux de la bible, "Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui." Si paisible, si plein d’assurance, si envahissant de bonheur et de contentement, qu’il pourrait bien avoir été écrit par la même main qui a rédigé le Psaume 23. Pourtant malgré le point de vue qui est excessivement beau et agréable, la terre ne peut pas livrer entièrement son panorama, elle n’est pas complètement éclairée, le paysage n’est pas totalement ensoleillé. Il y a un nuage dans le ciel qui jette une ombre sur la scène. Ecoute: "avant le point du jour et que les ombres fuient".
Il y a un mot aussi, au sujet des montagnes de "Betser," ou montagne de division, et pour notre amour, rien n’est plus amer que la division. Bien-aimé ceci peut être ton cas, ton état d’esprit aujourd’hui, tu ne doutes pas de ton salut; tu sais que Christ est tien, mais tu ne soupes pas avec Lui. Tu comprends que ton intérêt vital est en lui, qu’ainsi il n’y a pas l’ombre d’un doute, que tu lui appartiens, et qu’il est à toi, mais pourtant sa main gauche n’est pas sous ta tête ni sa main droite t’embrassant. Une ombre de tristesse est jetée sur ton coeur, peut être par l’affliction, certainement par l’absence temporaire de ton Seigneur, alors même en t’exclamant: "je suis à lui," tu es forcé d’admettre que tu dois t’agenouiller et prier: "jusqu’à ce que le jour se rafraîchisse et que les ombres fuient, reviens mon bien-aimé".
Où est-il? Demande ton âme. Et la réponse vient: "il fait paître parmi les lis." Si nous voulons trouver Christ, nous devons avoir la communion avec son peuple, nous devons nous rendre aux cérémonies avec les Saints. Oh, pour une nouvelle vision de lui! Oh, pour souper avec lui ce soir!
Voici, je me tiens à la porte de l’âme, Je frappe sans cesse avec divin espoir, Si quelqu’un M’entend, s’il M’ouvre et Me réclame, Chez lui J’entrerai, J’y souperai ce soir.
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A Méditer
C'est lui qui réduit les princes au néant, Et qui fait des juges de la terre une vanité. (Esaïe 40:23). |
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