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Écrit par Charles Spurgeon
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Dévotions du 12 Juin.
Dévotion du Matin:
Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. (Daniel 5:27).
Il
est bon de nous peser nous-mêmes fréquemment sur l’échelle de la Parole
de Dieu. Nous ferons un Saint exercice en lisant quelques psaumes de
David et, tout en méditant sur chaque verset, nous pourrons nous poser
la question: "Puis-je dire cela? Ai-je ressenti ce que ressentait
David? Mon coeur a-t-il jamais été brisé en raison du péché, tel cela
fut le cas lorsqu’il a écrit ses psaumes de pénitence? Mon âme a-t-elle
été remplie de confiance à l’heure de la difficulté comme fut la sienne
quand il chanta la miséricorde de Dieu dans la caverne d’Adullam ou
dans les forteresses d’En-Guédi? Elevais-je alors la coupe du salut,
invoquais-je le nom du Seigneur?" Alors tournons-nous vers Christ,
interrogeons-nous, voyons comme nous sommes éloignés de sa
ressemblance.
Efforçons-nous de découvrir si nous avons de la douceur, de l’humilité, l’esprit aimable qui constamment le caractérisait et qu’Il démontrait. Prenons ensuite les épîtres et regardons si nous pouvons marcher avec l’apôtre selon son expérience. Nous sommes-nous écriés, comme il l’a fait: "misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?" Avons-nous ressenti comme lui notre abaissement? Avons-nous un jour éprouvé le sentiment d’être le premier des pécheurs? Et le moindre de tous les Saints? Avons-nous connu quelque chose de sa dévotion? Pouvons-nous nous joindre à lui et dire: "Pour moi vivre c’est Christ, et la mort m’est un gain"?
Si nous lisons ainsi la Parole de Dieu comme un contrôle de notre condition spirituelle, nous avons de bonnes raisons de nous arrêter plus d’une fois et de dire: "Seigneur, j’ai le sentiment de n’avoir pas fait ce qu’il fallait, Ô conduis-moi! Donne moi la vraie repentance telle que je la découvre dans ta Parole, donne moi la vraie foi, donne moi d’être bouillant, enflamme moi d’un amour plus fervent, accorde moi la grâce de la douceur, fais moi davantage ressembler à Jésus. Que je ne sois pas plus longtemps trouvé trop léger, au moment d’être pesé sur la balance du Sanctuaire. Que je ne sois pas trouvé trop léger dans les échelles du jugement." Juge-toi toi-même afin de ne pas être jugé.
Dévotion du Soir:
"Qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation" (2 Timothée 1:9).
L’apôtre utilise le temps parfait et dit: "qui nous a sauvés." Les croyants en Christ Jésus sont sauvés. Ils ne sont pas regardés comme des personnes qui sont dans un état d’espérance et peuvent à un moment ultime être sauvés, mais ils sont déjà sauvés. Le salut n’est pas une bénédiction dont on pourrait jouir sur le lit de mort, et pour être chanté, acclamé dans le futur, là-haut, mais c’est une chose obtenue, reçue, promise et dont on jouit maintenant. Le chrétien est parfaitement sauvé maintenant dans le dessein de Dieu; Et ce dessein est complet. Il est sauvé aussi par le prix qui a été payé pour lui: "tout est accompli" fut le cri du Sauveur avant qu’il ne meure. Le croyant est aussi parfaitement sauvé dans l’alliance et dès le commencement. Car de la même manière qu’il a chuté en Adam, de même il vit en Christ.
Ce salut complet est accompagné d’une sainte vocation, d’un saint appel. Ceux que le Sauveur a sauvés sur la Croix sont au temps propice, d’une façon efficace, vraiment appelés par la puissance de Dieu, par le Saint Esprit, à la sainteté. Ils abandonnent leurs péchés, ils se perfectionnent pour être semblables à Christ; ils choisissent la sainteté, non par contrainte mais comme moyen de sortir de l’esclavage pour venir à la nouvelle nature, qui les conduit à se réjouir dans la juste sainteté de la même manière naturelle qu’autrefois ils se réjouissaient dans le péché. Dieu ne les a pas choisis parce qu’ils étaient saints, mais il les a choisis afin qu’ils deviennent saints, et la sainteté est le produit de son oeuvre parfaite, accomplie en eux. Les perfections qui sont vues dans un croyant sont autant l’oeuvre de Dieu que de l’expiation elle même.
Ainsi est apportée doucement la plénitude de la grâce de Dieu. Le salut doit être par grâce, parce que le Seigneur en est l’auteur et quel motif d’autre que la grâce pourrait l’animer pour sauver le coupable? Le salut doit être par grâce parce que le Seigneur oeuvre de telle manière que notre justice soit pour toujours exclue. Tel est le privilège du croyant: Un salut actuel et présent qui est l’évidence qu’il est appelé à une vie sainte, à une sainte vocation.
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A Méditer
Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. (Jacques 1:12). |
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