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Écrit par Charles Spurgeon
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Dévotions du 2 Juin.
Dévotion du Matin:
Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’esprit, et l’esprit en a de contraires à la chair (Galates 5:17).
En chaque coeur de croyant il y a un combat constant entre la vieille nature et la nouvelle. La vieille nature est très active et ne perd aucune occasion pour utiliser ses armes de mort contre le nouveau-né de la grâce, tandis que d’autre part la nouvelle nature est toujours en train de veiller pour résister et détruire son ennemie. La grâce en nous utilise la prière, la foi, l’espérance, et l’amour pour chasser le mal. Elle prend toutes les armes de Dieu pour lutter vaillamment. Ces deux natures opposées ne cesseront jamais de se combattre aussi longtemps que nous serons dans ce monde.
La bataille du chrétien dure toute sa vie. L’ennemi est si bien retranché au dedans de nous qu’il ne peut jamais être extirpé tant que nous sommes sur cette terre; mais bien que nous soyons entourés de toutes part, et souvent dans un douloureux conflit, nous avons un secours tout puissant, Jésus lui-même, le capitaine de notre salut, qui est toujours avec nous, et qui nous assure que nous serons bien plus que vainqueur par Lui. Avec une telle assistance le nouveau-né spirituel peut résister efficacement à son ennemi.
Es-tu en train de combattre aujourd’hui contre Satan, le monde et la chair, tous ligués contre toi? Ne sois pas découragé, effrayé. Lutte! Car Dieu lui-même est avec toi! Jehovah nissi est ta bannière, et il vaincra, car qui peut abattre l’Omnipotence? Lutte! Regarde à Jésus et quelle que puisse être la durée et la sévérité du conflit, la victoire sera douce, et la récompense promise sera glorieuse.
Va de force en force! lutte, bas-toi, et prie, foule aux pieds les puissances des ténèbres et gagne le bon combat.
Dévotion du Soir:
Bon maître. (Matthieu 19:16).
Si le jeune homme dans l’évangile a utilisé ce titre en parlant à Notre Seigneur, combien plus convient-il que je m’adresse ainsi à lui! Il est bien sûr mon maître dans les deux sens, un maître de loi et un maître d’enseignement. Je me plais à faire ses commissions, et aussi à m’asseoir à ses pieds. Je suis son serviteur et son disciple, et le compte ainsi comme mon honneur le plus élevé de posséder le double caractère. S’il voulait me demander pourquoi je l’appelle "Bon," j’aurais une réponse toute prête. C’est vrai qu’il n’y a de Bon qu’un seul, c’est Dieu, mais alors il est bon, et toute la bonté de la divinité brille en Lui. Dans mon expérience, je l’ai trouvé bon, si bon bien sûr, que tout le bien que j’ai m’est venu à travers lui. Il était bon pour moi quand j’étais mort dans mon péché, car il m’a ressuscité par la puissance de son Esprit; il a été bon pour moi dans tous mes besoins, mes épreuves, dans mes luttes, mes douleurs. Il n’y aurait jamais eu meilleur maître, car son service est gratuit, sa loi c’est l’amour. Je souhaiterais être un millième de ce qu’est un "bon" serviteur.
Sa doctrine est divine, sa manière est condescendante, son Esprit est la douceur même. Pas de risque de confusion dans son instruction. Pure est la vérité d’or qu’il engendre, et tous ses enseignements conduisent à la bonté, sanctifiant comme édifiant son disciple. Les anges le trouvent un bon maître et se plaisent à apporter leur hommage à son piédestal. Les saints d’autrefois lui portèrent le témoignage qu’il était un bon maître, et chacun d’eux se plaisait à chanter, je suis ton serviteur, Ô Seigneur! Mon propre et humble témoignage doit certainement avoir le même effet. Je porterai ce témoignage devant mes amis et mes voisins, car il est possible qu’ils puissent être conduits à chercher Jésus comme leur maître par mon témoignage. Oh! puissent-ils faire ainsi! Ils ne se repentiraient jamais d’une action si sage. Si seulement ils voulaient se charger de son joug qui est doux, ils trouveraient eux mêmes que ce service est si royal qu’ils voudraient s’y engager pour toujours.
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A Méditer
Celui qui aime la correction aime la science; Celui qui hait la réprimande est stupide. (Proverbes 12:1). |
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